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Deux semaines après avoir encaissé un inoubliable 10-2, les potes de Riton ont su relever la tête mardi en s’imposant 5-4 au terme d’un foot de boulevard qui sentait la sueur, le sang et la gerbe. Le début d'un long chemin vers la rédemption. De leur côté, les potes de Nari peuvent enfin fermer leur gueule.


Boulevard RIchard Lenoir. Auto-arbitrage. 1 spectateur. Temps doux. Terrain en bon état.


UN FRISSON. L’ombre d’un doute. Un instant d’effroi. Au bout d’un quart d’heure de jeu, Rooskov, abandonné par sa défense, alla, pour la troisième fois, chercher le ballon au fond de ses filets, en l’occurrence les buissons pleins de merdes de chien qui ornent le boulevard Richard Lenoir (0-3, 15e). Rien ne semblait alors pouvoir empêcher un nouveau naufrage des potes de Riton. Et l’on entendit des "ça recommence" assassins fuser du côté des potes de Nari.

Et finalement, non. Ça ne recommença pas. L'équilibre du 2-1-2 emmené par Dave et Manu prit, lentement mais inexorablement, la mesure du 1-3-1 approximatif d’en face. Un tir croisé de Riton et un but plein d’audace de Dave remirent un peu d’ordre (2-3, 26e), qu’une cagade défensive de Riton faillit faire voler en éclats (2-4, 30e).

Une pluie d’occasions s’abattit alors sur Gilbert et consorts. Malgré l’étroitesse du Boulevard Richard Lenoir, c’est dans les grandes largeurs que la bande à Raf fut dominée. Et tandis que Jon se fracassait inlassablement sur Kamal et Matthieu, véritables Twin Towers en défense, les potes de Riton recollaient enfin au score, grâce à une frappe de loin de Dave et un but de près de Manu (4-4, 42e).

C’est au moment où ils semblaient irrésistibles que Riton se pulvérisa la cheville droite comme un bouffon sur un mauvais appui. Des soupçons de simulation s’élevèrent ici ou là. Mais la radio effectuée jeudi matin devrait révéler une belle entorse, et imposera un éloignement des terrains de plusieurs semaines.

Il fut donc décidé que la partie se jouerait au but en or. Rooskov, héroïque, sauva deux fois les siens, avant que Riton, lumineusement lancé dans le dos d'une défense qui n'en était plus une, ne les envoie au paradis d’un but du gauche que les adversaires de mauvaise foi auront peut-être la faiblesse de contester (5-4, 60e). Qu'ils aient à l'esprit le message que nous délivra en son temps le poète Bouga, issu du fleuron des quartiers phocéens : "Tu contestes? Prépare ton testament, gars."
RITON

ERRATUM. –
Une malheureuse erreur technique nous a fait attribuer un 2 à Onj dans notre infographie. L’avant-centre était pourtant bel et bien, comme ses petits camarades, à créditer d’un 1 sanctionnant une partie sans relief, dont le seul haut fait fut un essuyage de semelle en règle sur la gueule de Kamal, qui aurait dû lui valoir une exclusion.


Emmanuelle Abrivot tient à féliciter Rooskov, Kamal, Matt, Riton, Dave et Manu
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