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Un an après le seul entrainement digne de ce nom, et après une sacrée chouille le samedi, offert par la génialissime SOCE, les membres de la LGE relevèrent le défi lancé par une bande de pizzaiolos inconscients. Je ne sais pas si vous vous souvenez la dernière fois qu’on a joué à 11 à Vincennes on s’est fait battre et traiter de guignols. Mais hier, alors encore saouls de la veille, 12 pious-pious (pas 5 ou 7, non 12 !!!), étaient présents et à l’heure sans décalage horaire.
Un schéma de jeu classique et limpide, un 4-4-2 des familles, qui prenait parfois des allures de 4-3-3, et qui infligea une leçon de football à Pizza Arlecchino. On aurait cru voir l’équipe d’Arsène Wenger, avec son jeu de passe chatoyant, cherchant à rentrer dans le but balle au pied. 2 heures de football passion et d’amour du collectif, 2 heures à vibrer en rouge et noire…

Rodo (7,5) : Un début de match en tant que gardien où bien que n’ayant pas eut grand chose à faire rassura c’est partenaire. Il y a du J-L Ettori chez ce garçon voir du Michel Preud’homme. Lorsqu’il entra sur le terrain, son entente avec Jon sauta aux yeux, dans un rôle de point de fixation des attaques LGEiennes, tel un Pagis des grands jours, ou un Berbatov. Ajoutons à cela un but, et le contrat est + que rempli.

Adriano (7,5) : Défenseur central de devoir, rarement pris en défaut par les attaques adverses, apportant le surnombre intelligemment ce qui amena plusieurs buts, il a la confiance totale de tous ses partenaires. Sur, calme, précis et précieux, si ce n’est pas Lolo Blanc, c’est Franco Baresi.

Baz (7,5) : Placé initialement sur le coté gauche, en soutien de l’ailier, il apporta toute sa puissance et son physique de zébus racé pour contrecarrer toute velléité adverse. Dur sur l’homme et fair-play, son entente avec Jack fut saluée par la presse internationale comme un modèle de rigueur technico-tactique. On a retrouvé le Abidal lyonnais.

Jack (9) : S’il fallait résumé, courage, abnégation, volonté, passion, sans calcul, ni répit, ce serait par un seul mot : Jack. Un engagement de tout les instants, sans peur et sans reproche, premier défenseur, premier contre-attaquant, revenant de suite à son poste tel une bombe, il a tapé dans l’œil des plus grands clubs. Beckenbauher a enfin son successeur.

Fernandao (6,5) : Un merveilleux technicien, sachant posé la balle, calmé le jeu, mais un dilettantisme exaspérant pour ses partenaires. Des gestes de génies gachés par un individualisme disproportionné. Aurait put frapper au but 18 fois et délivrer à peu près 42 passes décisives. On aurait cru C.Ronaldo à ses débuts, ou Ben Arfa.

Edouard (7) : Depuis son coté gauche il distilla ses centres flottants au second poteau tel une machine programmée pour, avec nombre de passe décisives à la clef. De nombreuses actions passèrent par son coté, il sut se muer en contre-attaquant rapide (une fois), à la surprise générale. Physiquement encore juste, s’interessant plus au travail offensive qu’à la tache défensive il gratifia à l’ultime seconde la foule d’un extérieur légendaire qui lécha la lucarne. Du Beckam en moins combatif.

Ben (7,5) : De retour après 5 semaines d’absence, placé au centre du terrain dans un rôle de régulateur au coté de Riton, il rempli son rôle de catalyseur des talent de son équipe. Dans l’ombre il récupérait de nombreux ballons, harcelait le milieu adverse, distribua des ballons propres. Sobre et discret, victime d’un tacle infâme, un compromis entre Roy Keane, et Paul Scholes.

Riton (8) : L’homme du début match. Partout à la fois, défenseur, milieu, attaquant, premier buteur du match sur une action exceptionnelle, alliant élégance et efficacité. Il baissa de régime par la suite, mais sut former un milieu parfaitement complémentaire avec Ben. A la fois Pirlo et Gattuso, ou Ballack et Frings.

David (7) : Match discret, mais d’une grande sobriété pour ce mangeur habituel de ballon. Disponible, harceleur, et doublement buteur, depuis son coté droit, il percute, rentre, frappe et fait mouche. Giggs à n’en point douter.

Jon (9) : Avec Rodo à ses cotés pour servir de point de fixation aux milieux, Jon bouffe les espaces, prend les appels, et marque des buts. Un coup du chapeau superbe. De la tête, de la hanche, des couilles, du tibia, qu’importe ça fait BOUM. Gerd Müller alias Der Bomber est de retour !

JKB (6) : Un début de match difficile sur son coté droit, un passage au goal qui ne rassura personne, des relances pleines axes suicidaires, et des trajectoires mal jugées à la Zubar, il fini néanmoins le match par de nombreux face à face remportés contre Samir. Pugnace, batailleur, il compensa ses lacunes techniques par de l’envie. A noter un crochet suivi d’une relance réussi ce qui est une première, et qui stupéfia tous le monde. Notre Ceara à nous! Mais une attitude très étrange, dans son refus de jouer avec l’équipe adverse alors qu’il était dehors. Du coup c’est Samir qui a joué le rôle du traitre (au final c’est normal vu qu’il n’est plus à la LGE). JKB c’est plain d’un manque de démocratie, en y opposant son fascisme. Une attitude incompréhensible, qui en choqua plus d’un. Tout le monde aurait rouspété d’aller jouer avec les pizzaiolos, mais tout le monde aurait accepté…


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Tag(s) : #Match
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