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C'est ça, 154.

Non, il ne s’agit pas du nombre de minchs que Raf a pinées cet été, mais bel et bien du nombre de jours que la Grande Équipe a dû attendre, depuis le légendaire 6-4 du 10 mai dernier face à la Vital Team, pour goûter de nouveau à l’incomparable bonheur de la victoire. Ouais, il a fallu patienter presque la moitié d’une année pour avoir le droit de revivre cette sensation de bien-être que procure le simple souvenir de la victoire, d’arborer ce sourire béat en rentrant chez soi se pieuter, et de s’endormir en repensant à comment on a trop bien dégommé ce Taylor United en carton. Putain, c’est bon.

 

Ne nous enflammons pas. Après deux déroutes impressionnantes, la LGE s’est contentée d’une prestation modeste, et son triomphe doit l’être tout autant, même s’il fat reconnaître que le score final (3-1) ne reflète pas sa supériorité manifeste sur un adversaire impuissant. On a certainement ressenti face au Taylor United, ce que la Onzième Team avait ressenti une semaine plus tôt face à nous. 

 

Hier soir, tout ce qui portait un maillot rouge et noir a apporté sa pierre à l'édifice de la victoire.

Allons-y dans l'ordre alphabétique.

 

Testé au poste d’arrière gauche, DAVE a confirmé son statut d’all-around player, capable de jouer à tous les postes avec la même aisance. Son taf incessant a largement compensé la tendance de ses centres à filer jusqu’au deuxième poteau du terrain d’à côté. En pointe, JON a manqué un immanquable, perdu une lentille, et a surtout failli se faire casser la gueule rue de Bagnolet par un clochard qui mangeait un œuf dur et se baladait avec une salière dans la poche. Mythique. MANU a certainement réussi le meilleur match de son histoire avec la LGE, avec un but de renard et un harcèlement sans relâche, mais avec un peu de relâche quand même parfois, du n°10 adverse au milieu de terrain. MÉROU s’est montré irréprochable, avec sa hargne légendaire, son bon décalage vers Riton sur le but du 2-0, et son traditionnel pétage de plomb en plein match contre ses partenaires et la terre entière. MINUS a cavalé sa mère, multiplié les grands ponts, et son pétron des 20 mètres a entraîné le troisième but rouge et noir, le gardien adverse n’ayant pu que repousser cette frappe supersonique dans les pieds de Riton. Aux cages en première période, NARI a réalisé la parade du mois, avant d'assurer comme défenseur central, au point de faire oublier Wibault, qui avait pris place dans les buts. Mais son principal haut fait reste de s'être sacrifié pour conduire la BX. RAF a beau avoir violé collectivement puis détroussé une Allemande ivre morte il y a quelques jours, ça ne l’a pas empêché de faire un match de ouf, ni d’inviter poliment ses adversaires à aller « niquer [leurs] mères » en fin de rencontre. Du grand Raf. Du grand RITON aussi, double scoreur à la réception d’un centre de rêve de Wibe en première mi-temps, puis du boulard de Minus en seconde. Enfin WIBE, comme d'habitude, n'a fait que des conneries, mais on lui pardonne.

 

Ah là là, messieurs, ah là là.

Pourquoi n'y a-t-il qu'un lundi soir par semaine ?

 

P&R für immer.

 

PS. Les meilleures feintes sont celles qui feintent leurs auteurs eux-mêmes. Cadeau :



PS2. SInon, je vous conseille aussi ce corner de merde.
PS3. Baz II, Sandro, il nous tarde de vous voir virevolter sur le terrain.
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Tag(s) : #Match
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