Publicité


Mardi soir. Ligue des Champions. 4e journée. Anfield Road. Liverpool déchiquette le Besiktas. 8 à 0.
Bam.
Alors rendons hommage aux Reds, ouais, 8 – 0, c’est pas mal.

Cette performance record ne doit cependant pas occulter le véritable haut fait de ce mois de novembre, survenu 24 heures plus tôt, et qui a sûrement inspiré les joueurs du bord de la Mersey (Liverpool, pour les ignares, ndlr) : la raclée, la tôle, la sanction - appelez ça comme vous voudrez - bref, le châtiment infligé par la Grande Equipe aux malheureux mais valeureux joueurs du FC Piment : 8 buts à 2.

8 – 2.

HUIT À DEUX !

Un score de hockey sur glace, qui prendra place dans la grande vitrine des scores historiques aux côtés du 10 – 0 de l’équipe de France face à l’Azerbaïdjan, du 7 – 2 du PSG face à Rosenborg, ou encore du mythique 2 - 2 obtenu par les Îles Féroé à Chypre en 2006.

Ne boudons pas notre plaisir, 8 – 2, c’est énorme. Encore plus énorme quand on sait qu’à la pause, le score n’était que d’1 à 0 pour les Rouge et Noir. Encore plus énorme ensuite quand on voit que les deux buts encaissés par la GE (un pénalty et un bon cafouillage des familles) sont de piètre facture. Et encore plus énorme enfin si l’on prend en considération que, contrairement aux amateurs du Collectivo, balayés 4 – 0 au tour précédent, le FC Piment ressembait à peu près à une équipe de football.

Mais voilà, après un début de match très animé où aucune des deux équipes ne parvint à trouver la faille, les gardiens de part et d’autre faisant des merveilles – ou les attaquants, de la merde, c’est selon – ce fut bien la GE qui ouvrit le score par l’un des héros de la soirée, Jon.

Un but qui intervenait au meilleur moment du match comme on dit, puisque juste avant la mi-temps, mais également au meilleur moment de la carrière de Jon, en proie au doute lors de ses dernières sorties, et qu’un but de la fesse en début de saison n’avait pas suffi à remettre en confiance.

Avant cette belle ouverture du score – frappe puissante en lucarne –, l’autre héros de la soirée, Jack, fantastique gardien parfois bien aidé par son fidèle compagon le poteau, avait empêché le FC Piment d’inscrire des buts qui auraient certainement bouleversé le cours de la rencontre.

Comment expliquer la brutale évolution du tableau d’affichage en seconde période ? Peut-être par la tout aussi brutale défaillance physique d’un FC Piment finalement plutot fade. Probablement par l’application à la lettre du précepte PCRT. Et plus certainement par le supplément d’âme dont a su faire preuve la GE.

Sa victoire, la Grande Equipe la doit à cette capacité qu’ont les véritables compétiteurs à se transcender dans les moments importants, devant des fans (Tonton et Nanocousine) médusés par tant de générosité et de maîtrise. En s’appuyant sur une défense irréprochable, la Grande Equipe a développé un jeu fluide, léché, magique par moments, où tout le monde a joué au même niveau, y compris Raf, de retour de blessure, qui en est donc à 100% de victoires.

Après un triplé de l’insaisissable Jon, des doublés de Samir et de Rodo, et une réalisation de Ben – des buts à chaque fois joliment amenés, et qui ponctuaient souvent des contres fulgurants menés sur les côtés – la partie s’achevait dans une atmosphère chaleureuse, mais sans jubilation démesurée.
Avec la sensation du devoir accompli, et la certitude d’avoir simplement gagné en jouant son football.

Ben et Le Suisse pouvaient alors tranquillement aller s’enculer dans les douches, et tout le monde se retrouver chez Gladines autour d’une bonne boustifaille basque et d’un bon pinard, histoire de regagner les kilos perdus pendant le match, tout en parlant football et minchs.

Du vin, du foot, du cul.
Le paradis.

n571207432-427545-1393.jpg
Publicité
Tag(s) : #Match
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :